HISTOIRE DU BILLET DE 20F DIT "LE PECHEUR"

Recto
Verso

Crédits Informations : Bruno FOURNIER.

Ce billet de banque a été créé d'après une œuvre de L. Jonas. Il a été mis en circulation pour la première fois le 12 février 1942. Il a été retiré du circuit le 9 février 1950.

L'impression Polychrome représente :

  • En recto : Un pêcheur au travail en suroît rouge, les manches retroussées, tirant sur un cordage de filet ou chalut avec pour fond le port de Concarneau.
  • En verso : Deux bretonnes en costume traditionnel, dont une en coiffe de Quimper et une seconde en coiffe du Pays Bigouden.
  • La Bigoudène tient affectueusement dans ses bras une fillette bigoudène sur un fond inspiré de Penmarch (d'après la documentation technique), avec un calvaire de Penmarc'h et au fond une chapelle ou une église.

Le calvaire ne représente pas celui de la chapelle de la Joie à Saint -Guénolé mais celui de Lopérec d'après un rapprochement fait avec la carte postale CPA 2939 d'Hamonic.
L. Jonas s'en serait peut-être inspiré. Le calvaire sur le billet possède deux niveaux, la croix faisant troisième étage. Le dessin représente Marie Madeleine sur le calvaire au premier niveau de la croix, tenant un corps sans vie.On la retrouve de nos jours à la base du calvaire.

Les deux femmes portent aussi chacune un panier remplis de fruits, apparemment des pommes pour la Bigoudène et des légumes composés de potirons ou citrouilles, artichauts, oignons pour la Glazik : Signes représentant le dur travail de la terre et de la mer souvent complémentaire au Pays Bigouden.

Ces billets ont été créés sous l'occupation allemande et avaient fait l'objet d'une campagne de propagande de la part du gouvernement de Vichy.

Le billet de 20 F faisait alors partie d'une série de billets de 5, 10, 20 et 50 F glorifiant les valeurs du travail. Ils représentaient toutes les régions de France et leurs métiers : Les ouvriers en plein labeur afin de symboliser le travail (Mineur de charbon, Paysan...).

Dans le pays bigouden, ce billet a été falsifié par la résistance locale qui en avait fait un usage politique. Cela avait amené des sanctions de la part des allemands et de la police pour les détenteurs.

Pour finir, on découvre en Filigrane le portrait d'Anne de Bretagne.