LE PHARE D'ECKMUHL (Fin) - AU TRAVAIL

Le Personnel du phare : En 1897, celui-ci se compose d'un maître de Phare, de cinq gardiens. et de 3 chauffeurs (conducteurs de chaudière).

Le maître de phare est chargé de la surveillance du service, des réceptions et répartitions de matériels et de la tenue des registres. Il effectue trois rondes par nuit en hiver tandis qu'il n'en fait plus que deux en été.

Deux "gardiens de lanterne" sont chargés de l'appareil optique et des régulateurs.

Deux "gardiens-chauffeurs" sont spécifiquement attachés à conduire les machines et plus précisément à alimenter les chaudières à charbon.

Un dernier "gardien-chauffeur-auxiliaire" est rattaché, selon les besoins du service, aux machines ou à la lanterne.

Le quart : Chaque service (Lanterne et machines) effectue deux quarts par nuit. Les deux chauffeurs font chacun cinq quarts par semaine, tandis que pendant le même temps, les deux gardiens de lanterne en font six. Il en va de même pour le chauffeur auxiliaire qui effectue quatre quarts aux machines et deux à la lanterne...

Salle des machines et lanterne sont reliées par téléphone.

Par temps de brume ou de mauvaise visibilité, la sirène est mise en marche. Du fait de sa surveillance et de sa maintenance, les trois chauffeurs effectuent alors des rotations de quatre quarts par jour.

C'est rotations de quart sont facilitées par le logement des gardiens dans des habitations situées à proximité immédiate de leur lieu de travail, dans l'enclos du phare.Le quart : Chaque service (Lanterne et machines) effectue deux quarts par nuit. Les deux chauffeurs font chacun cinq quarts par semaine, tandis que pendant le même temps, les deux gardiens de lanterne en font six. Il en va de même pour le chauffeur auxiliaire qui effectue quatre quarts aux machines et deux à la lanterne...

Salle des machines et lanterne sont reliées par téléphone.

Par temps de brume ou de mauvaise visibilité, la sirène est mise en marche. Du fait de sa surveillance et de sa maintenance, les trois chauffeurs effectuent alors des rotations de quatre quarts par jour.

C'est rotations de quart sont facilitées par le logement des gardiens dans des habitations situées à proximité immédiate de leur lieu de travail, dans l'enclos du phare.Le quart : Chaque service (Lanterne et machines) effectue deux quarts par nuit. Les deux chauffeurs font chacun cinq quarts par semaine, tandis que pendant le même temps, les deux gardiens de lanterne en font six. Il en va de même pour le chauffeur auxiliaire qui effectue quatre quarts aux machines et deux à la lanterne...

Salle des machines et lanterne sont reliées par téléphone.

Par temps de brume ou de mauvaise visibilité, la sirène est mise en marche. Du fait de sa surveillance et de sa maintenance, les trois chauffeurs effectuent alors des rotations de quatre quarts par jour.

C'est rotations de quart sont facilitées par le logement des gardiens dans des habitations situées à proximité immédiate de leur lieu de travail, dans l'enclos du phare.

Le travail de quart :

Les gardiens devaient effectuer des travaux réglementaires incontournables.

Quotidiennement :

  • Passer au plumeau l'appareil optique et les glaces avant d'employer le linge doux de nettoyage.
  • Assurer le nettoyage (au blanc d'Espagne et à l'Esprit de Vin) des lentilles et des glaces de la lanterne.
  • Vérifier le serrage des diverses parties des régulateurs Serrin
  • Nettoyer au Papier Emeri 00 les douilles de serrage des régulateurs et des surfaces intérieures des porte-crayons.
  • Faire réaliser des essais périodiques de vitesse (à env. 100 trs/mn) aux machines motrices normale et secours.
  • Toucher (!) 2 fois par quart (au moins) toutes les pièces susceptibles de s'échauffer (Paliers, coussinets, paliers d'embrayage, etc...)

Tous les deux jours :

  • Cirage et lustrage des menuiseries et du parquet du Campanile.
  • Passer à l'huile de lin le parquet de la lanterne.

Deux fois par semaine :

  • Nettoyage du carrelage de la salle des machines.

Toutes les semaines :

  • Nettoyer les lampes de secours
  • Effectuer un essai périodique des lampes de secours par chacun des gardiens (soit 5 essais par semaine)

Toutes les 2 semaines :

  • Démontage et nettoyage des peignes de l'appareil optique plongeant dans le mercure.
  • Nettoyage fréquent des 2 rigoles à mercure.

Les premiers gardiens : Pour mémoire, voici la composition de la première équipe ayant officié sur la phare d'Eckmühl :

Maître de Phare : A. Maud
Gardiens de lanterne : Kervran,
Le Guillou,
Quéméré,
Toularastel,
Vignaud.
Gardiens-chauffeurs Gueho,
Le Moigne,
Martin.

Les frais d'exploitation annuels sont les suivants :

Frais de personnel :                                                                   6.000 fr
Combustible, esu, huile, charbon de lampes et accessoires : 14.000 fr
Entretien des batiments et de la machinerie :                            5.000 fr


Soit un total de 25.000 fr annuels.


LE PHARE D'ECKMUHL - LES COMPTES

C'est le moment de faire les comptes... Combien a réellement coûté la construction du phare ?

Au 31 décembre 1898, les dépenses engagées durant les 4 années de travaux s'établissaient ainsi :

La Tour :                                              426.188,04 Fr
Bâtiments des machines et annexes :   54.998,04 Fr
Logements, jardins et clôtures :             76.140,83 Fr


Soit un total de 557.326,91 Fr.


Pour entrer dans les détails des dépenses générées par l'achat et le montage des matériels sonores et d'éclairage :

Installation électro-optique :

Deux machines à vapeur Roufflet demi-fixes avec condensateur                              24.000
Transmissions et accessoires                                                                                     10.000
Deux alternateurs Labour avec excitatrice et tableau                                                   9.000
Canalisations électriques, appareils de mesure de la lanterne et accessoires             2.000
Six régulateurs électriques                                                                                            6.500
Lanternes                                                                                                                     31.500

Appareil  optique  double  de 300 mm de longueur  focale  avec armatures,              42.000
bain de mercure, mécanisme d'horlogerie et accessoires.                                          

Installation sonore :

Compresseur d'air                                                                                                        7.500
Accumulateurs et canalisations                                                                                  12.500
Sirène et  réservoir, mécanisme de  rotation, mouvement d'horlogerie                     
10.000
et accessoires                                                                                                            

Divers :

Transport et montage                    25.000


PRINCIPALES ÉVOLUTIONS

Quelques évolutions (les principales) ont marqué la vie du phare.

En 1910 : Les deux moteurs sont remplacés de nouveaux d'une puissance de 23 et 33 chevaux (17 et 24 kW) et consommant 175 tonnes de charbon / an.

En août 1911 : renforcement du feu.

En mai 1929 le phare est relié au réseau électrique de la ville. Les lampes à arc sont remplacées par des lampes à incandescence de 3000 W (système Nernst ou Philips) pouvant fonctionner 2000 heures.

En 1931 : Pour faire face aux pannes de réseau catastrophiques pour la continuité du service public et la sécurité maritime, une batterie constituée de 39 éléments pour un total de 144 Ah, est installée en tampon afin de prendre automatiquement le relais en cas d'absence de courant . Ainsi, on dispose d'une autonomie de 90 mn avec une seule lampe en fonctionnement.


Ampoule à incandescence 3000W

L'ampoule à poste - Phare d'Eckmühl


Plus tard, les grosses lampes seront remplacées par des lampes halogènes de 650W et la sauvegarde par batterie remplacée par un groupe électrogène alimenté au fioul. (Si quelqu'un connaît les dates, merci de me contacter)

Le 26 Septembre 2005 il est inscrit à l'inventaire des monuments historiques

En 2006 une étude a permis de mettre en évidence des désordres touchant principalement les structures porteuses de l'optique et du plancher de la salle de veille.

Novembre 2008 : Après expertise, les travaux de restauration ont débuté pour une durée de huit mois. Une attention particulière a été apportée à la durabilité des réparations, que ce soit au travers du choix des matériaux peu sensibles à l'eau ou par le biais de techniques de réparations éprouvées et durables. Ces travaux devraient prolonger les structures d'une bonne centaine d'année.

Le 23 Mai 2011 : Le phare est classé au titre des monuments historiques.


Sources :

Revue Le Génie Civil n° 800 du Samedi 9 octobre 1897 par M. Eugène Bahier.

Revue L'éclairage électrique et le Phare d'Eckmühl n° 42 de 1898 par M. De Joly.

Revue L'éclairage électrique n° 35 du 27 Août 1898 par M. C. Du Riche Preller.

Revue Cosmos n° 668 du 13 Novembre 1897.

Eckmühl. Histoire des Phares de Penmarc'h par Roland Chatain (1988)

Le Phare d'Eckmühl par Yves Tanneau.

Bibliothèque de Travail (Education Nationale) n° 151 de 1951 - Les Phares.

L'éclairage à l'électricité de Hippolyte Fontaine.

Archives Départementales du Finistère.