L'ECHOUEMENT DU CHALUTIER ESPAGNOL HUERTA le 23 Octobre 1937


Situons le contexte historique de cet évènement.

LA GUERRE CIVILE ESPAGNOLE


Après la proclamation de la II ème République Espagnole en 1931, des troubles sociaux éclatent dans les différentes régions d'Espagne. En février 1936, la victoire électorale du Front Populaire Espagnol ne fait que renforcer grèves et troubles au sein de la population espagnole divisée.

La guerre civile éclate le 18 juillet 1936 à l'occasion du putsch militaire manqué auquel avait pris part le Général Franco.

Cette guerre civile opposa les républicains, rassemblement de miliciens de gauche et d'extrême gauche partisans du gouvernement légitime, aux nationalistes de droite et d'extrême droite commandés par le Général Franco. Des atrocités et des massacres sont perpétrés de part et d'autre.

Les nationalistes sont aidés par l'Italie de Mussolini, par l'Allemagne de Hitler qui utilise cette guerre pour tester l'efficacité de ses tactiques et armes, et par des industriels Américains fortunés de l'automobile tels Ford et GM, du pétrole comme Texaco, etc...


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Franco et Hitler © LIFE
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Milices  Nationalistes "Requetes" © Inconnu
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Groupe de Républicains©C. Suárez à sbhac.net

Les républicains sont peu aidés par l'Union Soviétique et sont minés par des guerres politiques internes.

Le 1er avril 1939, cette guerre violente et meurtrière se termina par la victoire du Général Franco qui établit sa dictature pour 36 années.

Pour plus d'informations sur le déroulement de cette guerre compliquée, voir Wikipédia (Info Wikipedia)

DEFAITE ET RETRAITE


Les 19 et 20 octobre 1937, les milices et soldats nationalistes du Général Franco siègent la ville de Gijon. Les milices et soldats républicains s'enfuient par la mer depuis les ports de Las Arenas et Avides.
Le 20 octobre à Avides à 5h30, 120 fuyards "empruntent" un petit chalutier de 20m pour 30 tonneaux, le "Huerta" immatriculé F.479, après avoir déposé le patron du navire, pas coopératif (!). Les deux indispensables mécaniciens sont "invités" à rester à bord. Désespérés car connaissant leur sort en cas de capture, les républicains prennent la mer sans connaissances maritimes et sous le "commandement" d'un ancien légionnaire Français... Parmi ces 120 personnes, presque tous sont miliciens. Ils comptent 8 blessés et sont accompagnés de quelques femmes et enfants... Après plusieurs tentatives avortées par le blocus nationaliste, ils arrivent miraculeusement à s'échapper sous la canonnade Franquiste.
Ils naviguent tous feux éteints pendant 3 jours dans la crainte d'une attaque de "pirates" franquistes : Transis de froid, affamés et la peur au ventre, ils se croient encore au large des côtes Espagnoles (!). Dans la nuit du 22 au 23 octobre, la tempête se lève, la mer se déchaîne, le chalutier est mis à la cape. Les passagers sont sur le pont, ballottés, malades, effrayés et trempés. Puis deux coups de canon émis du sémaphore leur faisant craindre une attaque des nationalistes Espagnols de Franco. Ils ne savent pas que leur périple les amènes sur les côtes de France et qui plus est en Pays Bigouden !

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LE NAUFRAGE


Tiré des journaux Le Matin, Ouest Eclair (Editions Nantes, Rennes et Quimper), Paris-Soir, Regards (sur le Monde du Travail) et enfin La Dépêche de Brest et de l'Ouest, voici le résumé des évènements.





Le maître guetteur du sémaphore de la pointe de Penmarc'h est à bout de fatigue à l'aube du 23 octobre 1937. Il ne s'est pas détourné un instant de la veille depuis la prise de son quart. Il sait que des bateaux espagnols chargés à ras bord de réfugiés chassés de chez eux par la guerre civile passent de plus en plus nombreux au ras des côtes bretonnes. Barriou, le sémaphoriste qu'il a relevé, l'a bien prévenu la veille au soir
  • Faites attention, Guillou, il y en a deux qui sont rentrés au Guilvinec avec 57 réfugiés et à Quimper en fin d'après-midi avec 27 républicains... Il y en a sûrement d'autres en mer!

Une tempête de nord-ouest enfle démesurément la houle éternelle qui se brise sur les récifs signalés par le feu du Menhir, à moins de deux milles du sémaphore de Saint-Pierre. Le haut phare d'Eckmühl balaie l'obscurité. Ses rayons ricochent sur des grains de pluie. Guillou frissonne.
  • Je vais faire chauffer du café, se propose-t-il à voix haute pour rompre la monotonie du guet, ça ne me fera pas de mal...
Fouetté par le café brûlant, le Breton aux yeux las se remet en veille à la longue-vue. Des bourrasques crépitent sur les carreaux de l'observatoire, et le feu du Menhir perce à peine la nuit finissante.

Confondue avec les récifs rapetissés par les vagues, une silhouette floue retient soudain l'attention du veilleur.
  • Qu'est-ce que ça peut bien être ? souffle-t-il. On dirait un chalutier...
L'intrus danse tous feux éteints à moins de trois milles de la côte.
  • Il est à la cape, se rend compte le maître guetteur, ce n'est certainement pas un bateau de chez nous... Ce ne peut être qu'un Espagnol ! Je vais donner l'alerte : on ne sait jamais !
Guillou réveille par téléphone le second sémaphoriste de Penmarc'h.
  • Barriou, venez me rejoindre tout de suite, lui ordonne-t-il, il pourrait y avoir du vilain en mer...

Puis, sortant de son poste de veille, il hèle un marin-pêcheur venu vérifier l'amarrage de sa pinasse.
  • Il y a un bateau mal engagé vers le Menhir... Courez prévenir les gars du canot !

Thomas Stephan, un rescapé du 23 mai 1925, maintenant patron du bateau de sauvetage Léon Dufour, ne réussit qu'à réunir 8 hommes de son équipage et trouve trois volontaires pour le compléter : Pierre Le Pape, Pierre Daoulas et Paul Fontaine.

Le long canot de bois, réparé au Havre après la tragédie du 23 mai 1925 de Kérity, est vite tiré de son abri et paré à prendre la mer. Guillou remonte en courant à son poste d'observation.
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Le bateau de sauvetage © Plouhinec
  • Son patron semble se guider sur le sémaphore, estime-t-il après avoir difficilement retrouvé le chalutier dans la tempête, il ne sait pas ce qui l'attend !
Le chalutier laisse la tourelle du Menhir par tribord pour s'engager franchement dans une zone de rouleaux écumés à blanc. Il se précise peu à peu dans la longue-vue du guetteur.
  • Il est chargé à verser, commente ce dernier pour Barriou qui l'a rejoint avec Houchoud, maître de phare et président de la station de sauvetage de Saint-Pierre. A mon avis, s'il se risque à faire côte c'est qu'il est sur le point de couler... Je donne l'alerte !
Le guetteur passe la longue-vue à son adjoint pour aller hisser le drapeau noir à la corne du sémaphore et tirer deux coups de canon pour alarmer les cinq stations de sauvetage qui s'échelonnent sur moins de quinze kilomètres de côte dangereuse. Puis il court vers le Léon Dufour.
  • Faites route sur lui, demande-t-il à Thomas Stephan, il va tout droit à l'échouage !
Des pêcheurs habillés à la va-vite viennent aux nouvelles.
  • Les autres canots n'arriveront certainement pas à temps, leur explique le guetteur, il faudrait sortir une ou deux pinasses... Ou au moins une grosse plate, car le Dufour ne pourra certainement pas embarquer tous les réfugiés !
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Pinasse ©  Artaud
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Plates © Neurdin

Thomas Lucas, le patron de la pinasse à moteur "Saint Thomas", n'attend pas d'autres explications. Avec son matelot Corentin Stéphan il appareille en même temps que le canot de sauvetage. Il y a de plus en plus de monde au pied du sémaphore pour suivre la course folle du chalutier espagnol dans les brisants.
  • J'y vais aussi, annonce Michel Bourgeon - un miraculé du 23 mai 1925 comme le patron du Léon Dufour - il va se briser sur les rochers !
L'ancien canotier arme rapidement sa grande plate "Cassiopée", secondé par Joseph Le Bec et François Calvez et se risque dans le noroît. Le chalutier chargé de réfugiés rebondit contre les récifs.
  • Il a touché, hurle une voix énervée dans un groupe de curieux, ils sont fichus !
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Le rafiot désemparé roule follement à une centaine de mètres au nord-ouest du sémaphore. Des cris de terreur s'évadent des grappes de naufragés qui comblent son pont dévoré par les vagues. Des pêcheurs de Saint-Pierre, impuissants, masques durs, détaillent la scène d'épouvante. D'autres suivent l'avance de la pinasse de Thomas Stephan, celle beaucoup plus lente du Léon Dufour, et la laborieuse navigation de la plate de Michel Bourgeon.
Soulevé par une lame, le bateau espagnol refile tout droit vers des gros rochers révélés par la marée. Il dresse soudain son étrave vers le ciel à peine délavé par le petit jour, puis retombe dans les vagues en craquant de partout. Ses passagers se remettent à hurler lorsque la vague géante l'abandonne entre deux roches plates à 400m environ du phare d'Eckmühl .
Les trois embarcations lancées au sauvetage approchent de l'échouage. Lucas laisse prendre sa pinasse par un énorme rouleau qui la dépose tout près de l'Espagnol.
  • Mais ils vont nous faire perdre notre vie ! crie en Breton Lucas à l'adresse de Corentin...
Et avec stupéfaction, une voix lui répond en Breton depuis le  Herta :
  • Sauve ton bateau et sauve nos vies aussi ! (Il n'a jamais pu savoir quel réfugié avait parlé Breton !)
Son matelot lance alors une aussière sur le pont du chalutier. De sinistres craquements se font soudain entendre. Ils sont bien plus forts que les cris des naufragés qui se bousculent en pagaille affolée pour sauter à bord de la pinasse.
  • Nous allons retomber sur eux, se rend compte Lucas lorsque son bateau de pêche s'élève bien au-dessus du chalutier, vite : on cule! On tâchera de revenir après...

Vingt-cinq Espagnols, surtout des femmes et des enfants, ont eu le temps de se laisser glisser dans la pinasse qui s'arrache difficilement au danger avec tout son bordage tribord déformé. Elle a abandonné une bonne partie de son étrave arrachée contre le chalutier.
Les canotiers du Léon Dufour suffoquent dans des paquets de mer raccourcis par la proximité des rochers. Ils forcent sur les avirons en croisant la pinasse chargée de réfugiés. Leur canot vient se frotter à son tour contre le flanc crevé de l'Espagnol. Son brigadier fait passer un bout à un marin du chalutier.
On ne pourra pas prendre plus de vingt personnes, avertit Stephan, on fera plusieurs tournées s'il le faut...
Les rameurs du bord libre nagent pour demeurer tout contre l'Espagnol. Des gradés de la bandera sont obligés d'utiliser la force pour canaliser le flot hurlant des naufragés. Le Dufour s'enfonce dangereusement dans les vagues sous leur poids.
  • Ça suffit, hurle leur patron lorsque plus de vingt-cinq réfugiés se sont entassés entre les rameurs, on rentre !
Le canot trop alourdi répond mal. Il cule très lentement et repique dans les rouleaux en embarquant énormément d'eau.
La plate de Michel Bourgeon vient à son tour danser contre la hanche penchée de l'Espagnol. Dix naufragés calmés par la réussite des deux premières évacuations descendent dans la barque.
Bourgeon se remet en route dès qu'ils se sont tassés et que son embarcation a retrouvé un peu de stabilité. Il débarque sa cargaison de malheureux serrant contre eux un maigre balluchon ou une valise entourée de bouts de ficelle, puis retourne au sauvetage.
Le Léon Dufour a, lui aussi, replongé dans la tempête derrière la pinasse de Lucas. Les dangereux aller et retour se poursuivent jusqu'à ce que le dernier naufragé soit amené au sec.

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Tout à l'action du sauvetage, les marins de Saint-Pierre ne s'étaient pas rendu compte que quelques uns des cent vingt réfugiés arrachés à la tourmente sont armés de fusils de guerre et vêtus d'uniformes usés jusqu'à la corde. Des gendarmes récupèrent sans peine les armes et les munitions maintenant inutiles sous la protection d'un cordon de troupe dépêché à Penmarc'h dès l'annonce du drame.

Formidable bilan que celui des sauveteurs !
Le canot de sauvetage "Léon-Dufour" en deux voyages, a sauvé 41 personnes. Le "Saint Thomas", lui, 25 personnes. La "Casiopée", 54 personnes en quatre (!) voyages.

  • Un vrai miracle qu'ils s'en soient sortis. Voyez la tourelle de Menhir en face du sémaphore et du Phare d'Eckmühl ; suivez la ligne des brisants qui borde le plateau rocheux, essayez d'y discerner un tout petit espace où la mer ne déferle pas : C'est par là qu'il a passé !

Mais il faut penser aux naufragés !
  • Ils ne vont tout de même pas emprisonner ces pauvres gens ? s'inquiète un sauveteur. Il y a des femmes et des gosses dans le tas...

Le guetteur sémaphorique ayant alerté la municipalité, l'adjoint au Maire, Michel Stéphan (de St Pierre) puis le maire M. Jégou sont rapidement sur le lieu du naufrage. Les brigadiers de douanes de Kérity et de Saint-Guénolé, MM, Plouzennec et Le Gouill, arrivent également, puis le docteur Raffray, du Guilvinec qui s'occupa de donner les premiers soins aux blessés.

En attendant l'arrivée des autorités, l'adjoint au Maire, Michel Stéphan, décide de faire enfermer les réfugiés dans  l'enceinte du phare d'Eckmühl. Un Jeune Espagnol bâti en athlète, Antonio Valls, réussit à s'échapper en "faisant le mur".
La population de Penmarc'h se dévoue sans compter pour réconforter les naufragés frigorifiés et affamés. Citons particulièrement M. Gourden, propriétaire du restaurant du Phare d'Eckmühl qui distribue aux réfugiés des boissons chaudes. Des femmes distribuent sans compter des vivres et des vêtements aux naufragés encore sous le choc.

Peu après arrivent, M. Larquet, préfet du Finistère, accompagné de son chef de cabinet, M. Séverie et du docteur Tuset, chef des services d'hygiène, le capitaine de gendarmerie Le Thomas, M. Schmitz, administrateur principal, chef du quartier du Guilvinec ; les gendarmes du Guilvinec et de Pont-l'Abbé puis ceux de Quimper, se retrouvent à Saint-Pierre.

Une fois repus, réchauffés, et recensés par des agents de l'Administration, les Espagnols remercient leurs sauveteurs avec des larmes dans les yeux. Les autorités ordonnent l'évacuation des blessés sur l'hôpital de Quimper

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Les pêcheurs devant l'hôtel © La dépêche
Les gendarmes procédèrent ensuite à l'interrogatoire des miliciens qui leur relatent leur aventure et une visite du "Huerta" à marée basse.

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Le Huerta échoué © La Dépêche
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Le huerta sur les rochers à marée basse © Regards

Lors de la perquisition, 2 mitrailleuses, 80 pistolets automatiques, 35 fusils et cartouches, chargeurs, grenades...ont été saisis.
Tout ce matériel sorti du chalutier et réuni sur la grève, est confisqué et mis à l'abri.

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Un milicien dépose une mitrailleuse au
pied d'un gendarme © Paris-Soir
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La fouille d'un milicien © La Dépêche

Puis les réfugiés, bras levé et poing fermé, escortés par des gendarmes et des soldats, sont dirigés en car de la Cie Satos vers la colonie de vacances de Poulgoazec, près d'Audierne, en attendant qu'une décision soit prise sur leur sort.

Devant les cars les Espagnols ont le sourire © Cassan
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Poulgoazec © Yvon

Ils y rejoignent leurs 57 compatriotes arrivés la veille du Guilvinec sur le chalutier de Las Arénas "Manualito" et 27 autres de Quimper. On compte parmi le réfugiés des hommes politiques, tel Alvarez Belarmino Tomas, député aux Cortès, président du conseil des Asturies ou José Masdonado Gonzales, député d'Oviédo..

A 18 heures, les marins parviennent à renflouer le chalutier, mené au Guilvinec par 4 marins de St Pierre.

EPILOGUE


Deux jours plus tard, le 25 octobre vers 18 heures, environ 300 miliciens espagnols et une quarantaine de femmes et d'enfants, qui débarquèrent dans les ports de Quimper, Douarnenez, Le Guilvinec et Saint-Pierre-Penmarch, et qui avaient été hébergés provisoirement à la colonie de Poulgoazec, près Audierne, ont quitté la gare de Quimper par train spécial.

Les Espagnols sont dirigés sur Valence via Cerbère. Ils sont escortés jusqu'à la frontière par un détachement de 15 gendarmes, sous les ordres du capitaine Le Thomas. Un commissaire de police spéciale, M. Marchand, accompagne également le convoi.
Le contingent féminin est accompagné par Mme Beau, de la colonie de Poulgoazec, et Mlle Lagadec, infirmière.
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Gare de Quimper © Artaud-Nozais
Sur le quai de la gare des marchandises, les miliciens ont été ravitaillés par les soins du buffetier. L'embarquement s'est effectué en bon ordre et sans incident. De bonne heure, des cars ont amené les miliciens, qui ont reçu chacun des sandwiches et un litre de vin. Ce ravitaillement avait été préparé au buffet de la Gare.
Sur le quai, au départ, se trouvaient MM. Larquet, préfet du Finistère ; le commandant de gendarmerie Bellat ; Demaret, commissaire spécial ; Rodier, commissaire de police à Quimper ; l'adjudant de gendarmerie Cabellan ; M. Beau, directeur de la colonie de vacances de Poulgoazec, etc...

On se souvient d'Antonio Valls échappé de l'enceinte du Phare d'Eckmühl. Il n'alla pas bien loin : Il trouva refuge chez Nénette Ricordel, femme d'une famille de forains bien connus dans la région. Il épousa soeur Jeanne et travailla au sein sur le stand de l'entreprise de sa nouvelle famille. Il meurt en 1972 et est enterré à Pont l'Abbé, en terre Bigoudène (Info Mouez Penmarc'h)

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